Après des congés bien mérités qui nous ont permit de restaurer une bonne part de notre force de travail, nous voilà de nouveau confrontés à la réalité de l’entreprise, du travail, des conditions dans lesquelles il s’effectue, et de son organisation qui peuvent être source de bien être ou, au contraire, nous pousser vers la décompensation psychopathologique et la maladie.
Après des congés bien mérités nous voilà de nouveau confrontés à la réalité de l’entreprise, du travail, à notre condition de salarié. A peine rentrés, nous devons déjà nous préparer à défendre nos intérêts et plus particulièrement notre droit à la retraite à 60 ans.
En effet, dès le 6 septembre le gouvernement va présenter son projet de loi à l’Assemblée Nationale dans une procédure d’examen simplifié afin d’échapper au débat sur le choix de société que porte sa réforme des retraites.
Dans le prolongement de l’accord groupe sur « l’emploi des seniors » les négociations sur la pénibilité du travail sont engagé.
Nous sommes donc dans une phase qui doit prendre en compte de façon la plus exhaustive possible les situations et les conditions de travail pénibles et usantes pour :
Définir les pénibilités au sein de la société ;
Définir les modalités d’accès aux dispositifs de l’accord groupe (départ anticipé, temps partiel, rachat de trimestres) ;
La motivation des salariés relève d'une dynamique bien connue aujourd'hui. Elle repose sur un couple contribution-rétribution. En échange de la contribution que nous apportons à l’entreprise chacun attend une rétribution. La clinique du travail a mis en évidence que contrairement à ce que l'on pense communément, la composante de la rétribution qui compte le plus n'est pas sa dimension matérielle (salaire, primes, avancement, etc.), mais sa dimension symbolique. Cette dimension symbolique, celle qui nous fait travailler, s'exprime sous une forme majeure : la reconnaissance. Avec deux dimensions : la reconnaissance comme gratitude et la reconnaissance comme accusé de réception de la contribution.
Faire échec à la fraude patronale - Défendre nos droits de victime du travail
Le patronat considère le travail comme un coût et conteste le rôle fondamental de créateur de richesses des salariés. Son objectif de profit financier immédiat renforce son absence de considération pour les souffrances humaines et le pousse à n'avoir aucun respect pour les victimes d'accidents du travail et de maladies professionnelles.
Le registre des accidents du travail bénins est souvent le point de départ des "tricheries" des employeurs pour freiner les déclarations des accidents de travail. Ils en tirent alors profit au détriment des intérêts des salariés et de la sécurité sociale.
Lorsqu’un accident est déclaré, tous les frais sont payés par la caisse AT/MP (accidents du travail et maladies professionnelles) alimentée par les seules cotisations employeur. Lorsqu’un accident n’est pas déclaré tous les frais sont pris en charge par la caisse maladie alimentée par les cotisations salariés et les cotisations patronales. Pour les non-déclarations d’accidents et de maladies professionnelles les experts évaluent les transferts d’une caisse sur l’autre de 10 milliards à 15 milliards d’euros. Le salarié non déclaré en AT perd, quant à lui, tout ou partie de son droit à réparation : gratuité des soins, niveau indemnités, droit au reclassement à un autre poste, rente aux ayant droits…
C'est inacceptable ! Ce document vise à mettre en échec la fraude patronale et leurs doubles conséquences humaines pour les victimes et financières pour la Sécurité Sociale.
Incivilité, violence, harcèlement, il faut agir sur l’organisation du travail
La « semaine de la civilité et du respect des autres » organisée du 26 au 30 avril est un événement au sein de l’établissement. Il n’est pas si banal, en effet, d’encourager à plus de civilité au sein de l’établissement même s’il s’agit uniquement du respect des règles de circulation intra-site.
Ce rappel au respect des autres et à plus de civilité ne peut en rester à une action de communication limitée au Plan de Déplacement d’Etablissement (PDE).
Cette initiative appelle d’autres actions de prévention au sein de l’établissement. Aussi, pour la CGT il n’est pas inutile de s’interroger sur ce qu’est l’incivilité, sa source, ses effets et les actions de prévention à mettre en œuvre.
Pour nous, l’incivilité est avant tout l’expression d’une désocialisation. En ce sens, à l’entreprise, c’est le produit des politiques d’individualisation et du chacun pour soi qui conduit à la perte des repères collectifs et des solidarités.
« Les incivilités contribuent à la dégradation des conditions de travail et rendent difficile la vie en commun. Laisser les incivilités s'installer, se banaliser, favorisent l'émergence d'actes plus graves de violence et de harcèlement »
Douze représentants du personnel de Thales Alenia Space ont passé la nuit dans les locaux de leur direction. Ils réclament une meilleure répartition des bénéfices.
C'est un mythe qui vient de vaciller : non, la moquette du patron n'est pas épaisse comme ça. Demandez aux représentants du personnel qui ont dormi à l'étage de la direction chez Thales Alenia Space. Tous ont les traits tirés par une vilaine nuit de sommeil.
La veille à 11 h 30, les délégués affrontent les chefs du personnel devant la porte blindée et « badgée » de l'étage de la direction. « On reste ». « Vous partez ». Ils restent. Très tendu, le directeur du groupe interrompt ses vacances aux États-Unis pour prendre des nouvelles, « toutes les deux minutes ». Après une réunion avec le directeur d'établissement, l'occupation commence. « Et un peu de bluff ». À 18 h 30, accompagnée d'un huissier qui relève les noms, la chef du personnel vient poser les limites. Elle n'appellera pas la police, mais ce qu'ils font là est illégal. Tant pis. Les délégués saluent le sang-froid de la direction, mais ils seront douze, trois femmes et neuf hommes de 30 à 55 ans, représentant tous les syndicats du groupe. Ils franchissent le pas courageusement, une première pour eux. « Imaginez vous dormir dans le bureau de votre grand patron ». L'équipement arrive vers vingt heures. Sacs de couchage, affaires de rechange, brosses à dents, serviettes de bains. « Il y a des douches, ça, c'est bien. » Et ils n'ont pas peur de le dire, ils prennent un apéro convivial. « Le frigo de la direction ne manque pas de bouteilles d'alcool ». Pour le repas, ce sera kebabs, livrés au bureau. La salle de téléconférence se transforme en camp retranché. Au milieu des boissons et des paquets de bonbons (« importants, les bonbons »), les ordinateurs portables et des stylos de toutes les couleurs. On rédige les tracts. On appelle les familles, aussi. Là encore, pas quelque chose d'anodin pour des pères et mères de famille. Deux gardiens veillent sur tout ce beau monde, et les échanges sont très courtois. Canapé, moquette, matelas de camping : chacun cherche un abri, mais il faudra quand même une bonne sieste par-dessus cette courte nuit.
À 6 heures, une visite inattendue : une montagne de croissants frappe à la porte. À 11 heures, 450 employés mobilisés au pied levé applaudissent à tout rompre Véronique, Florence, Cyril, Philippe, Éric et les autres, devant l'entrée du site. Le mouvement est reconduit, car la direction ne rouvre pas les négociations.
« Le personnel nous soutient, les jeunes ont l'image de syndicats pacifiques et courtois. Ils viennent nous voir à chaque pause-café. On n'empêche personne de travailler, et ça, ça embête la direction. Notre porte reste ouverte. Ils savent où elle se trouve : c'est la leur. »
http://www.ladepeche.fr/article/2010/03/26/805258-La-nuit-des-Thales-dans-le-bureau-du-boss.html
Ingénieurs et Cadres, prenez votre part dans les luttes salariales
Cette décision conduit de fait à l’absence de revalorisation des minima des ingénieurs et cadres à Thales Alenia Space. Nos minima société étant calés sur les minima UIMM + 10%
Les ingénieurs et cadres peuvent ainsi juger là de la conception patronale du dialogue social : « Je dispose, je propose, vous signez même si vous n’êtes pas d’accord ou vous n’avez rien !» Il semblerait donc que « le temps des maîtres de forges » ne soit pas encore terminé !
Il serait temps que l’UIMM apprenne que les relations sociales sont naturellement conflictuelles dès lors que les salariés, fussent-ils ingénieurs ou cadres(IC), et leurs organisations syndicales n’acceptent pas ou plus d’en rabattre sur leurs exigences.
N’ayant trouvé que la seule CFDT pour accepter 1,2 % d’augmentation des minima ingénieurs et cadres, l’UIMM a purement et simplement retiré sa proposition et prétend pouvoir clore unilatéralement les négociations.
Evaluation des performances et de l’organisation du travail
La question du travail s'est imposée dans le débat public. L’émotion légitime suscitée par les suicides dans les entreprises n’y est incontestablement pas étrangère. Celle-ci risque de vite retomber si quelques fausses pistes ne sont pas écartées pour commencer à modifier la situation.
Deux d'entre elles font débat dans l’entreprise.
La généralisation de la démarche "fixation d'objectifs/ contrôle de résultats" peut produire des effets catastrophiques
Pour la CGT, l’écart entre les salaires les plus bas (1615 € mini société) et les salaires les plus hauts est totalement injustifié. A noter que, lors de la première réunion, la Direction n’a pas souhaité fournir des informations sur la rémunération des 3C pourtant salariés de la société …
La reconnaissance du travail, et donc sa rémunération, doit rester dans des proportions acceptables pour tous, tout en permettant une réelle évolution de carrière dans toutes les catégories professionnelles.
La sortie de crise passe d’abord par l’augmentation des salaires.
La CGT de Thales, après consultation des syndiqué(e)s CGT, a signé cet accord qu’elle a substantiellement fait évoluer.
La loi, oblige les entreprises à négocier avant fin 2009, et définit les sujets qui devaient être abordés dans cette négociation. Celle loi n’oblige pas à un accord mais à la mise en oeuvre d’actions concernant l’emploi des seniors (+ de 50 ans).
La Direction de Thales, souhaitait un accord et s’engageait à appliquer unilatéralement le résultat de la négociation, accord ou pas.
L’accord ne constitue pas une avancée fondamentale, mais améliore l’existant.
N.A.O. 2010
Pouvoir d’achat, salaires, reconnaissance des qualifications, reprenons l’offensive
En ce début d’année 2010, le constat est sans appel : c’est à une nouvelle baisse de pouvoir d’achat sans précédent que sont confrontés les ingénieurs, cadres et techniciens.
Dans la plupart des cas, les NAO ont abouti à des niveaux d’augmentations salariales à peine audessus d’un indice des prix de plus en plus contesté car réducteur de la réalité de l’augmentation réelle des prix et des transferts effectués sur les familles.
L’UIMM (patronat de la métallurgie) qui propose d’augmenter les minima 2010 des ingénieurs et cadre de 1,2% seulement, entend obtenir la signature d’un accord d’ici au 15 janvier.